Rimes en pagaille

06 septembre 2018

Nostalgie

Les branches de lierre tapissent l’édifice 

Endormi sous la lueur d’un soleil rasant.

L’ombre incertaine caresse au vent d’autan

L’espace d’un instant,les discrets interstices.

 

la porte vermoulue craque au temps qui passe

Sa clé au sol,perdue comme un astre dans l’espace.

Là,un volet griffé par l’épine d’un rosier 

Claque bruyamment sans cesser de pleurer.

 

La statue figée se tourne vers le manoir

Et pleure l’abandon à l’arrivée du soir.

Elle tend sa main pâle pour habiller les murs

Projette sur la façade le soleil le plus pur.

 

Les branches de lierre fanées abandonnent l’édifice.

Tombant lentement au fond du précipice 

Habillant le sol d’un tapis de mousse verte 

Et invite maintenant de nouvelles découvertes .

 

 

      6 septembre 2018

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04 septembre 2018

Litterature

D’une main engourdie il écrit ses pensées 

Dès le petit matin au soleil filtré.

Sur la feuille vierge où il couche l’idéal 

Délie les mots mêlés sous un ciel bleu pâle.

 

La plume posée sur l’ébauche d’un roman.

Le regard perdu à l’imaginaire docile.

Pour embellir la lettre et la rendre gracile

Il sourit au souvenir des histoires d’antan.

 

Il est déjà tard et l’astre de nuit s’éveille 

Imprimant sur le livre des ombres d’opaline

L’écrivain endormi sur ses idées divines

La nuit lui apporte un délicieux sommeil.

 

Aux lueurs matinales ,les premières phrases s’étirent 

Invitant le lecteur à venir leur sourire.

D’une main dégourdie,il poursuit ses pensées

Dans des songes satin,restera éveillé.

 

 

         4 septembre 2018

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09 août 2018

Instants

Sous la brume d’un songe,la couleur d’une passion

Le regard doux d’un ange perdu dans l’horizon.

Sa main blanche caresse le long tissu suspendu 

Qui retient l’écho des soupirs entendus.

 

Sur le lit froissé d’un amour partagé 

L’essence d’un parfum d’un flacon renversé 

Témoigne au jour levé,de ces intenses ébats 

Et dans ses yeux mi-clos,un regard,un éclat.

 

Par la fenêtre ouverte s’envole son désespoir.

Les frissons sur sa peau gravent ces souvenirs

Sur lesquels quelques larmes qu’elle ne peut retenir

Navigue le bonheur qu’elle a voulu revoir.

 

 

       9 août 2018

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13 juin 2018

Le vieux phare

Fièrement dressé sur son îlot d’écume

Le vieux phare balloté par les vents furibonds 

Rappelle à lui les prisonniers de la brume

Balisant le chenal jusqu’au lointain ponton.

 

Depuis des décennies,comme un dieu protecteur 

Il étend Le bras de sa puissante lueur 

Sauvant le brave marin d’un naufrage certain

Par le chant des sirènes dans un écho lointain.

 

Érigé,infatigable aux humeurs de la mer

Il livre un combat aux plus fortes tempêtes

Dans un ciel noir ébène,seul dans cet enfer.

 

Au petit matin dans un calme éphémère 

La vague panse les blessures,lèche le piédestal 

Laissant des larmes salées au gardien de nos terres.

 

 

      13 juin 2018

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29 mai 2018

Contemplation

Assis,paisible,sous un ciel bleu azur

Je contemplais l’infini de mon âme 

Appelée aux plaisirs des feux de Beltane

Et aux longs voyages terminés sans blessure.

 

Mon baluchon posé sur le sol argileux

Où des souvenirs s’échappaient sans pudeur

Distribuait des secrets tachetés  de couleurs

A des passants inconnus au regard vitreux.

 

Mes mains fissurées par des vents déchaînés 

Refermaient l’ouverture trop longtemps exhibée.

Mes piteux habits aux senteurs exotiques 

Renfermaient mon corps fatigué,nostalgique.

 

Partir dans ces contrées aux teintes alléchantes.

Dessiner sur mon carnet ces couchers de soleil

Qui imprimaient à la terre des rayons vermeils

Et léchaient la beauté d’une idylle naissante.

 

Des larmes aux saveurs endémiques creusaient mes joues

Les rythmes effrénés d’un djembé qui rend fou

Possédaient mon esprit sous la lumière divine

Jusqu’au jour naissant qu’à l’instant je devine.

 

 

       29 mai 2018

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26 février 2018

Oubli

En cherchant son passé ombragé et absent

Le regard triste,perdu dans l’inconscient de l’oubli

Il sourit à la profonde peine de son amie

Assise avec lui, les cheveux dans le vent.

 

Se souvient il de son nom? de son amour pour lui?

Elle caresse sa main dans un partage en douceur.

Il frissonne d’un souvenir,éclair de bonheur

Mais il se lève et part comme le temps qui s’enfuit.

 

Dans le petit jardin,les roses qu’il a plantées.

Se penche sur leur parfum,les arrose d’une larme

Un bien être et enfin une image révélée 

Il revient essoufflé et reconnaît son charme.

 

Le mal qui le ronge lui impose le pardon.

Il dépose à ses pieds un morceau de printemps.

Elle admire son courage et lui souhaite guérison 

Assis avec elle et encore pour longtemps.

 

                                      26 février 2018

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18 février 2018

Saison

A l’appel incessant d’un carillon perdu

La brume caresse,intime,le mur lézardé 

Dépose un voile flou dans l’interstice caché

Murmurant la litanie de l’hiver apparu.

 

Ici,L’arbre centenaire grelotte au frimas

Étirant ses branches mortes vers l’astre de nuit.

Là,un puit vêtu dans des teintes d’ennui

Attendant que le givre invoque l’au delà.

 

Sur la morne place au décor figé 

Les statues de marbre exposent des larmes gelées.

Le temps s’arrête sur le clocher de l’église.

Une porte grince au souffle de la brise.

 

Dans la ruelle pavée,le bruit d’un pas perdu

Se propage,indécent,sur les façades nues.

La lune frissonne dans son pâle manteau

Projetant sur l’asphalte un décor nouveau.

 

 

                           17 février 2018

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04 janvier 2018

Le rosier

A la branche d’un rosier,il confie ses tourments

Qui ne peuvent s’accrocher,balayés par le vent.

A l’épine d’un rosier,une goutte de son sang

Qui grave au clair de lune,ses souvenirs d’antan.

 

A l’œil larmoyant où se noie sa douleur

Il efface,discret,une perle salée.

La belle a disparue comme un parfum d’été 

Laissant à son promis une ultime douceur.

 

Reviendra t-elle un soir dans de nouveaux atours?

Un sourire aux lèvres, à l’orée des beaux jours.

Il l’attend immobile sur un banc de satin.

Posé près de lui,le plus beau des écrins.

 

Sur le chemin pavé,résonne sa solitude

Au plus loin qu’il peut voir l’horizon reste pur.

Elle ne reviendra pas,c’est une certitude.

Mais sur la rose,couché,pansera ses blessures.

 

   4 janvier 2018

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02 novembre 2017

Détours

Aux plaisirs embrumés d'un chemin escarpé 

J'offrais sans concession un doux et long regard

Sur des ombres farceuses qui dansaient au hasard 

En s'enroulant aux branches d'un vieux chêne délaissé.

 

Il me semblait voir souffrir la dure écorce 

Telle une main calleuse desséchée et sans force.

L'ancêtre des sous bois complice d'un vent taquin

Se courbait élégamment à des frissons sans fin.

 

Je m'invitais à la danse sauvage et tactile

Étourdi par les pas d'une valse bucolique.

Le paysage tournait sans note de musique 

Épuisé ,je tombais au pied d'un arbre gracile.

 

Je restais étendu jusqu'au lever de lune.

Mes doigts effleuraient un peu de mousse brune

Qui poussait à l'abri d'un tronc imaginaire.

J'étais si étonné de l'accalmie précaire.

 

soudain,brutale,telle l'envolée symphonique 

Je fus soulevé dans un tourbillon brûlant 

Au delà des cimes comme un être héroïque

Jouant avec Eole, je brisais mon carcan. 

 

Libre de mes chaînes ,je remerciais grassement 

Les anges de la forêt de m'avoir invité 

A partager avec moi la complainte du vent

Instant gracieux,magique pour toute l'éternité.

 

    02 novembre 2017

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31 octobre 2017

peine perdue

La plainte inachevée du condamné à mort.

L'innocence,près de lui,caresse sa main meurtrie.

Il détourne le regard vers une fine pluie

De lourdes et froides larmes coulent sur son maigre corps.

 

Demain,à l'aube moite,dans un dernier soupir

Il la regardera avec un blême sourire

Séchera ses joues creusées du désespoir 

D'une sentence honteuse proclamée au prétoire.

 

Inerte sur le sol poisseux,les yeux fermés 

Drapé d'un linceul pur d'où s'extirpe son âme.

Seul le silence profond embrasse la pureté 

De l'inconnu gisant sur une place de Paname.

 

On lui vole la vie à lui qui n'a rien fait

Au bourreau on donne un air bien satisfait

Un semblant de procès,juge! tu as décidé 

Qu'il sera coupable pour la postérité .

 

   31 octobre 2017

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