Rimes en pagaille

26 février 2018

Oubli

En cherchant son passé ombragé et absent

Le regard triste,perdu dans l’inconscient de l’oubli

Il sourit à la profonde peine de son amie

Assise avec lui, les cheveux dans le vent.

 

Se souvient il de son nom? de son amour pour lui?

Elle caresse sa main dans un partage en douceur.

Il frissonne d’un souvenir,éclair de bonheur

Mais il se lève et part comme le temps qui s’enfuit.

 

Dans le petit jardin,les roses qu’il a plantées.

Se penche sur leur parfum,les arrose d’une larme

Un bien être et enfin une image révélée 

Il revient essoufflé et reconnaît son charme.

 

Le mal qui le ronge lui impose le pardon.

Il dépose à ses pieds un morceau de printemps.

Elle admire son courage et lui souhaite guérison 

Assis avec elle et encore pour longtemps.

 

                                      26 février 2018

Posté par Luneljeanpierre à 11:05 - Commentaires [2] - Permalien [#]


18 février 2018

Saison

A l’appel incessant d’un carillon perdu

La brume caresse,intime,le mur lézardé 

Dépose un voile flou dans l’interstice caché

Murmurant la litanie de l’hiver apparu.

 

Ici,L’arbre centenaire grelotte au frimas

Étirant ses branches mortes vers l’astre de nuit.

Là,un puit vêtu dans des teintes d’ennui

Attendant que le givre invoque l’au delà.

 

Sur la morne place au décor figé 

Les statues de marbre exposent des larmes gelées.

Le temps s’arrête sur le clocher de l’église.

Une porte grince au souffle de la brise.

 

Dans la ruelle pavée,le bruit d’un pas perdu

Se propage,indécent,sur les façades nues.

La lune frissonne dans son pâle manteau

Projetant sur l’asphalte un décor nouveau.

 

 

                           17 février 2018

Posté par Luneljeanpierre à 12:38 - Commentaires [1] - Permalien [#]

04 janvier 2018

Le rosier

A la branche d’un rosier,il confie ses tourments

Qui ne peuvent s’accrocher,balayés par le vent.

A l’épine d’un rosier,une goutte de son sang

Qui grave au clair de lune,ses souvenirs d’antan.

 

A l’œil larmoyant où se noie sa douleur

Il efface,discret,une perle salée.

La belle a disparue comme un parfum d’été 

Laissant à son promis une ultime douceur.

 

Reviendra t-elle un soir dans de nouveaux atours?

Un sourire aux lèvres, à l’orée des beaux jours.

Il l’attend immobile sur un banc de satin.

Posé près de lui,le plus beau des écrins.

 

Sur le chemin pavé,résonne sa solitude

Au plus loin qu’il peut voir l’horizon reste pur.

Elle ne reviendra pas,c’est une certitude.

Mais sur la rose,couché,pansera ses blessures.

 

   4 janvier 2018

Posté par Luneljeanpierre à 15:15 - Commentaires [3] - Permalien [#]

02 novembre 2017

Détours

Aux plaisirs embrumés d'un chemin escarpé 

J'offrais sans concession un doux et long regard

Sur des ombres farceuses qui dansaient au hasard 

En s'enroulant aux branches d'un vieux chêne délaissé.

 

Il me semblait voir souffrir la dure écorce 

Telle une main calleuse desséchée et sans force.

L'ancêtre des sous bois complice d'un vent taquin

Se courbait élégamment à des frissons sans fin.

 

Je m'invitais à la danse sauvage et tactile

Étourdi par les pas d'une valse bucolique.

Le paysage tournait sans note de musique 

Épuisé ,je tombais au pied d'un arbre gracile.

 

Je restais étendu jusqu'au lever de lune.

Mes doigts effleuraient un peu de mousse brune

Qui poussait à l'abri d'un tronc imaginaire.

J'étais si étonné de l'accalmie précaire.

 

soudain,brutale,telle l'envolée symphonique 

Je fus soulevé dans un tourbillon brûlant 

Au delà des cimes comme un être héroïque

Jouant avec Eole, je brisais mon carcan. 

 

Libre de mes chaînes ,je remerciais grassement 

Les anges de la forêt de m'avoir invité 

A partager avec moi la complainte du vent

Instant gracieux,magique pour toute l'éternité.

 

    02 novembre 2017

Posté par Luneljeanpierre à 17:07 - Commentaires [1] - Permalien [#]

31 octobre 2017

peine perdue

La plainte inachevée du condamné à mort.

L'innocence,près de lui,caresse sa main meurtrie.

Il détourne le regard vers une fine pluie

De lourdes et froides larmes coulent sur son maigre corps.

 

Demain,à l'aube moite,dans un dernier soupir

Il la regardera avec un blême sourire

Séchera ses joues creusées du désespoir 

D'une sentence honteuse proclamée au prétoire.

 

Inerte sur le sol poisseux,les yeux fermés 

Drapé d'un linceul pur d'où s'extirpe son âme.

Seul le silence profond embrasse la pureté 

De l'inconnu gisant sur une place de Paname.

 

On lui vole la vie à lui qui n'a rien fait

Au bourreau on donne un air bien satisfait

Un semblant de procès,juge! tu as décidé 

Qu'il sera coupable pour la postérité .

 

   31 octobre 2017

Posté par Luneljeanpierre à 19:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]


30 septembre 2017

Nocturne

Retiens la longue nuit à l'attache de tes rêves 

Puise au plus profond avant qu'elle ne s'achève.

Laisse ton esprit divaguer sans contrainte 

A l'appel des songes,à l'écho d'une plainte.

 

Attache ton corps au carcan de ton âme.

Tu le sens léger à la nuit cotonneuse

Te délectes,endormi,de pensées savoureuses

Et peut être au matin,quelques sillons de larmes.

 

Joie ou tristesse de ta liberté nocturne 

Le rayon de soleil à travers le volet

Te rappelle au réel de ta vie taciturne.

Et le soir revenu,de nouveau aux aguets.

 

   30 septembre 2017

Posté par Luneljeanpierre à 14:05 - Commentaires [1] - Permalien [#]

28 septembre 2017

Fragrances

Hume voyageur!ces exaltantes senteurs boisées 

S'échappant,délicates,du paysage lavé.

Laisse la bruine déposer ses suaves saveurs 

Au bout d'une feuille aux sublimes couleurs.

 

Sur le bord de la Loire s'étirent mille essences

Qui caressent les plumes d'un oiseau baroudeur.

Que son envolée t'imprègne de toutes ces douceurs.

Respire ces fragrances aux souvenirs d'enfance.

 

Le ciel teinté de gris embellit le décor 

D'une scène bucolique aux majestueux accords.

Profite d'un éphémère aux reflets satinés 

Qui transporte avec lui une étrange volupté.

 

De la brume automnale d'où s'échappe le silence

Tu viens te ressourcer de toute inspiration 

Utile à ton esprit avide de sensations.

Alors ferme les yeux!savoure ta récompense.

 

    28 septembre 2017

Posté par Luneljeanpierre à 14:23 - Commentaires [2] - Permalien [#]

17 août 2017

Venu du large

Tout au bout du ponton où s'accroche le temps

Les vagues lèchent,sans bruit,Le bois vermoulu.

Au large,des sternes planent gigotées par le vent.

Un goéland posé,de son aile,me salue.

 

Les cris des bateaux malmenés par la houle

Préviennent de la tempête. Les lampions pâles s'agitent.

Les rouleaux fiers giflent.les yeux des rochers coulent

Et les sombres nuages sur la grève, s'invitent.

 

Un arbre,aux longues branches courbes,se prosterne

Devant la force tranquille d'une mer en furie.

Un homme,derrière une vitre,peint une toile terne.

Le ciel,lourd et bas,vient rapprocher la nuit.

 

Le phare éclaire encore d'une lueur pâlotte 

Et malgré des embruns soulevés violemment 

Ramène un chaland à la proue qui grelotte

Vers le chenal venteux où l'amarre se tend.

 

  17 août 2017

Posté par Luneljeanpierre à 15:25 - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 juillet 2017

Parfum d'été

Le long et doux soupir du vent estival

Pose délicatement le parfum d'une rose

Telle la plume glissant sur la feuille de prose.

Elle laisse à la rosée un nectar,un régal.

 

La senteur délicate s'invite aux secrets purs

Du jardin paré de ses plus beaux atours.

Une harmonie parfaite créée pour toujours 

Où le plaisir des sens embellit les vieux murs.

 

Un vieux chêne centenaire aux longues branches tordues

Me raconte l'histoire de ce paradis charmant.

Ses feuilles filtrent les rayons d'un soleil brûlant

Mais exaltent les essences au soir venu.

 

Si un jour,vous trouvez cet endroit merveilleux 

Il ouvrira à nouveau,son rideau fleuri 

Pour libérer un beau bouquet garni

Un hymne floral embrumera vos yeux.

 

  7 juillet 2017

Posté par Luneljeanpierre à 15:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]

06 juillet 2017

Peine

Frôler sa pensée d'une douceur exquise.

Caresser sa joue d'une beauté fragile.

La main tendue de l'être aimé se fait docile

Au zéphyr de l'été où ma reine s'est assise.

 

Dans ses cheveux défaits,des perles de rosée 

Dans ses yeux embués,des larmes argentées 

Se brisent,silencieuses,sur sa robe de satin.

Je récolte sa peine dans un précieux écrin.

 

L'aube s'éteint et la belle se repose

Apaise son âme blessée sur un tapis de rose.

L'astre du jour vient sécher ses paupières 

Sur ses lèvres se devine le récit d'une prière.

 

Le lendemain arrive et dépose auprès d'elle

Le plus beau des châteaux jamais encore offert.

Sur la couche aux draps fins,le coffret est ouvert

Et brillent topaze,rubis pour la jeune damoiselle.

 

 

       6 juillet 2017

Posté par Luneljeanpierre à 16:18 - Commentaires [1] - Permalien [#]