A la branche d’un rosier,il confie ses tourments

Qui ne peuvent s’accrocher,balayés par le vent.

A l’épine d’un rosier,une goutte de son sang

Qui grave au clair de lune,ses souvenirs d’antan.

 

A l’œil larmoyant où se noie sa douleur

Il efface,discret,une perle salée.

La belle a disparue comme un parfum d’été 

Laissant à son promis une ultime douceur.

 

Reviendra t-elle un soir dans de nouveaux atours?

Un sourire aux lèvres, à l’orée des beaux jours.

Il l’attend immobile sur un banc de satin.

Posé près de lui,le plus beau des écrins.

 

Sur le chemin pavé,résonne sa solitude

Au plus loin qu’il peut voir l’horizon reste pur.

Elle ne reviendra pas,c’est une certitude.

Mais sur la rose,couché,pansera ses blessures.

 

   4 janvier 2018