A l’appel incessant d’un carillon perdu

La brume caresse,intime,le mur lézardé 

Dépose un voile flou dans l’interstice caché

Murmurant la litanie de l’hiver apparu.

 

Ici,L’arbre centenaire grelotte au frimas

Étirant ses branches mortes vers l’astre de nuit.

Là,un puit vêtu dans des teintes d’ennui

Attendant que le givre invoque l’au delà.

 

Sur la morne place au décor figé 

Les statues de marbre exposent des larmes gelées.

Le temps s’arrête sur le clocher de l’église.

Une porte grince au souffle de la brise.

 

Dans la ruelle pavée,le bruit d’un pas perdu

Se propage,indécent,sur les façades nues.

La lune frissonne dans son pâle manteau

Projetant sur l’asphalte un décor nouveau.

 

 

                           17 février 2018