Assis,paisible,sous un ciel bleu azur

Je contemplais l’infini de mon âme 

Appelée aux plaisirs des feux de Beltane

Et aux longs voyages terminés sans blessure.

 

Mon baluchon posé sur le sol argileux

Où des souvenirs s’échappaient sans pudeur

Distribuait des secrets tachetés  de couleurs

A des passants inconnus au regard vitreux.

 

Mes mains fissurées par des vents déchaînés 

Refermaient l’ouverture trop longtemps exhibée.

Mes piteux habits aux senteurs exotiques 

Renfermaient mon corps fatigué,nostalgique.

 

Partir dans ces contrées aux teintes alléchantes.

Dessiner sur mon carnet ces couchers de soleil

Qui imprimaient à la terre des rayons vermeils

Et léchaient la beauté d’une idylle naissante.

 

Des larmes aux saveurs endémiques creusaient mes joues

Les rythmes effrénés d’un djembé qui rend fou

Possédaient mon esprit sous la lumière divine

Jusqu’au jour naissant qu’à l’instant je devine.

 

 

       29 mai 2018