Fièrement dressé sur son îlot d’écume

Le vieux phare balloté par les vents furibonds 

Rappelle à lui les prisonniers de la brume

Balisant le chenal jusqu’au lointain ponton.

 

Depuis des décennies,comme un dieu protecteur 

Il étend Le bras de sa puissante lueur 

Sauvant le brave marin d’un naufrage certain

Par le chant des sirènes dans un écho lointain.

 

Érigé,infatigable aux humeurs de la mer

Il livre un combat aux plus fortes tempêtes

Dans un ciel noir ébène,seul dans cet enfer.

 

Au petit matin dans un calme éphémère 

La vague panse les blessures,lèche le piédestal 

Laissant des larmes salées au gardien de nos terres.

 

 

      13 juin 2018