Les branches de lierre tapissent l’édifice 

Endormi sous la lueur d’un soleil rasant.

L’ombre incertaine caresse au vent d’autan

L’espace d’un instant,les discrets interstices.

 

la porte vermoulue craque au temps qui passe

Sa clé au sol,perdue comme un astre dans l’espace.

Là,un volet griffé par l’épine d’un rosier 

Claque bruyamment sans cesser de pleurer.

 

La statue figée se tourne vers le manoir

Et pleure l’abandon à l’arrivée du soir.

Elle tend sa main pâle pour habiller les murs

Projette sur la façade le soleil le plus pur.

 

Les branches de lierre fanées abandonnent l’édifice.

Tombant lentement au fond du précipice 

Habillant le sol d’un tapis de mousse verte 

Et invite maintenant de nouvelles découvertes .

 

 

      6 septembre 2018